Rentrée paroissiale Ste Anne 23/9/2012

COMPTE-RENDU DE LA JOURNEE DE RENTREE DE LA PAROISSE SAINTE-ANNE

23/09/2012

 

  • Ouverture de la journée par le Père Vital

 

La journée démarre par un temps de prière.

Le Père Vital parle de la nécessité de faire appel à l’Esprit Saint car l’Eglise doit garder sa présence dans le monde afin d’y garder la présence de Dieu.

Nous passons souvent à côté des visites de Dieu alors que nous rencontrons de nombreuses personnes.

Evangéliser signifie aller à la rencontre des hommes et faire comme Jésus lorsqu’il a rencontré Zachée, Marie-Madeleine, … ce sont des rencontres de cœur à cœur.

Chacun a reçu une mission que chacun apporte à l’édifice de l’Eglise.

Quand je rencontre quelqu’un, est-ce que je ne commence pas à développer mes théories, plutôt que de m’asseoir et de prendre le temps de l’écouter, d’avoir un regard tel, qu’il se sente aimé…

Dans la rencontre, il faut accueillir l’autre et recevoir ce qu’il nous donne. Ensuite, on lui apporte son message.

  • Méditation sur le thème « Appelés à la rencontre » (Marc 10, 35-45), par le Père Paul, missionnaire d’Afrique

Le Père Paul Geers, de la congrégation des Pères Blancs, économiste de formation  a donné sa vie, dans le cadre de l’Eglise catholique, pour annoncer l’évangile au monde musulman. Voici son message, à partir de son expérience durant 50 ans de mission en Tunisie :

  • Il est nécessaire d’être discret, par opposition aux fastes de l’Eglise
  • Il s’est demandé pourquoi on était tué quand on était chrétien
  • Il a eu peu de succès dans sa mission : sur ses 50 ans de vie en Tunisie, il a célébré 1 seul baptême.
  • (Le succès du message)  La mission est l’affaire du Seigneur : la foi vient toujours de Dieu. Dire, donner la bonne nouvelle ? Jésus est la bonne nouvelle ! Dieu s’est rendu visible par Jésus.
  • Un homme musulman qui se convertit au christianisme est un homme civilement mort.
  • Les musulmans sont curieux de Jésus, de sa mission.
  • Un seul commandement, celui de l’Amour : lorsque Israël a établi sa constitution le mot loi n’était pas utilisé mais bien le mot invitation.
  • Il est parfois difficile d’aimer quand on connait. Aimer, c’est accepter l’autre tel qu’il est. Aimer Dieu, c’est Aimer tous les hommes.
  • Le moment de fondation de l’Eglise est celui de la Pentecôte. L’Esprit Saint éclaire, il aide à voir.
  • Il y a deux dimensions dans l’Eglise : la communauté et l’individu. Lorsqu’un apôtre descendait de la chambre haute pour faire un achat, il avait fallu qu’ils soient ensemble pour recevoir l’Esprit mais chacun le recevait.
  • Dieu nous a confié la crise de l’Eglise car il sait que nous sommes capables de la traverser, pour autant que nous restions ensemble. Chacun est éclairé pour trouver.
  • Jésus a fondé son église pour pouvoir transmettre son message dans le temps et dans l’espace. Cette communauté est Jésus dans le monde.
  • La prière en commun nous nourrit et nous aide à vivre, nous permet de ne pas restés enfermés.
  • Par rapport au célibat : pour un musulman, le mariage est la moitié de la religion
  • Jésus veut m’aimer, je peux refuser, oublier, dire « plus tard ».
  • Le christianisme n’est pas une idéologie : Jésus s’est sacrifié pour les hommes, corps et âme. Il lutte contre la souffrance des hommes ; il veut sauver les hommes malgré leurs bêtises.
  • Jésus lutte pour nous les hommes, malgré nos faiblesses.
  • Notre Dieu est un Dieu d’amour qui a sacrifié son fils pour nous.

Un Dieu qui souffre quand nous souffrons : c’est cela, aimer. Ce n’est pas un Dieu fort, c’est un Dieu qui a accepté d’être faible par amour pour nous aider.

Jésus a dit :  « quand vous serez réuni en mon nom, je serai au milieu de vous ». A l’inverse, il pourrait nous dire que si nous ne sommes pas réunis en son nom, il n’est pas là…

  • Pour aimer, il faut connaître.
  • La mission est d’être, afin de permettre aux autres de connaître qui est Jésus. La Bonne Nouvelle est Jésus. Je ne fais pas la mission, je suis la mission : c’était la vie de Jésus qui importait, les paraboles étaient là pour expliquer. La théologie c’est très bien, mais elle est faite par les hommes ; la vie de jésus est faite par Dieu.
  • Dialogue entre le Père Paul et l’assemblée

 

  • Etre chrétien est une responsabilité vis-à-vis de tous. Souvent nous sommes en dialogue avec les gens. Jésus traversait le pays en faisant du bien : il aimait les gens. L’amour, ce n’est pas une question de dose ; il n’y a pas de limite quand on aime.
  • Être chrétien est une chance. Le christianisme est fondateur de la civilisation moderne dans le monde occidental. C’est un signe d’ouverture à l’autre.
  • Jésus a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie (chemin, en hébreu = celui qui donne la manière de vivre). Jésus propose une collaboration étroite avec l’homme, chacun a sa place. Dieu donne la Vie, le reste c’est pour nous !
  • Personne ne détient la vérité, seul Dieu la détient et il nous a envoyé son fils pour nous la transmettre. Si Dieu est la Vie, personne ne peut être la vérité…

Image de la roue de bicyclette : le centre est la vérité, les rayons sont les chemins vers la vérité. Plus je me rapproche de Dieu, plus je me rapproche des autres chemins.

  • On ne doit pas chercher le succès de sa mission, il faut transmettre le message de Jésus. Il ne faut pas y faire obstacle, malgré nos faiblesses. Le succès n’est pas dans l’évangile. Dieu trouve sa gloire dans le bonheur des hommes.
  • Nous voulons toujours avoir des lois, des explications… plus nous aurons une relation intime avec Jésus, moins nous aurons besoin de tout cela. Ne nous arrêtons pas aux obligations, arrêtons nous avec Jésus…
  • Chaque groupe présente ses réflexions
  • Groupe 1 :

A été touché, dans le témoignage, par les expériences de terrain qu’a vécues le Père Paul, qui servent de fil rouge à sa réflexion sur le thème de la rencontre. On retient surtout que l’essentiel pour l’homme est de transmettre le message du Seigneur, pas le succès de cette mission. Le message premier étant un message d’Amour, et pour aimer, il faut connaître. Plus je m’approche de Dieu, plus je m’approche du chemin des autres.

A noter aussi que, dans les pays musulmans, la politique est religion, et vice-versa.

Certains ont regretté le manque de références à la Parole de Dieu, dans le message du Père Paul.

Le message retenu, pour notre paroisse est de rester vrai : importance de garder son identité, de se découvrir par rapport à l’autre et de se demander ce que Jésus ferait, aujourd’hui.

Pourquoi ne pas afficher cette phrase en paroisse : COMMENT JESUS AURAIT IL FAIT ?

  • Groupe 2 :

Importance surtout, d’aller à la rencontre des jeunes là où ils sont : à Ste-Anne, chez les scouts, dans les écoles, en dehors de la paroisse. Créer un partenariat avec les écoles, la paroisse et le doyenné.

Soutenir les initiatives, aussi par la prière.

  • Groupe 3 :

Comment vivre Jésus aujourd’hui ?

¨      il faut le découvrir chez les autres (c’est-à-dire tous les hommes), rechercher le bien chez l’autre.

¨      Faire découvrir à l’autre que Jésus est en lui ou en elle.

¨      Le chrétien doit être capable d’accueillir l’autre.

¨      Vivre Jésus est une démarche personnelle qui se vit en communauté.

  • Conclusion par le Père Vital :

Quand on rencontre l’autre, il ne faut pas s’imposer, il faut se faire recevoir (cfr. Zachée).

Etre doux et humble de cœur.

Pour faire du bien à l’autre, lui dire Jésus-Christ, il faut faire son bien.

Je suis tout petit devant la richesse de l’autre.

Il faut enlever la prétention de Jésus-Christ. Ce discours est audible dans notre communauté.

Quand on est face aux autres, il ne faut pas identifier négativement l’autre (= non-chrétien).

Soyons une communauté humble, servante, présentant un Jésus qui ne blesse pas.

Humble serviteur, enthousiaste et passionné de Jésus-Christ.

  • Clôture de la journée par la  messe dominicale, célébrée par le Père Paul

Anne Cuche et Isabelle Thalasso

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